Internet, une aubaine pour la jeunesse africaine

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Longtemps mis à l’écart du paysage Internet, notamment en raison d’une infrastructure limitée ou inexistante, l’Afrique attire de plus en plus la convoitise des grands acteurs du web comme l’atteste le projet “LOON” du géant Google qui vise à connecter au réseau Internet les régions pauvres en installations télécom traditionnelles ou encore la solution mobile de l’opérateur historique français Orange (France Télécom) qui veut développer l’Internet mobile en Afrique avec une offre à bas coût baptisée “Klif”.

Une tendance motivée par une croissance exceptionnelle de 3600% du nombre d’internautes sur le continent entre 2000 et 2012, pour un total de 167 millions d’utilisateurs selon le site Internet World Statistics. Au Kenya par exemple, pays où la croissance a été la plus forte, la Commission des communications indique que le nombre d’utilisateurs est passé de 200 000 en 2000 à plus de 19,6 millions fin 2013, soit une hausse stupéfiante de 9 700 %. Mais, l’élément le plus important est que 99% des abonnements Internet Kenyan sont mobile. En effet, l’Afrique a cette particularité d’être passée directement à l’Internet mobile dû en grande partie au manque d’infrastructure télécom.

Cette démocratisation progressive d’Internet en Afrique, du moins dans les grandes capitales, fait apparaître timidement une économie numérique sur le continent. Depuis maintenant quelques années, les créations de startup se multiplient. Parmi les plus notoires, on peut citer la plateforme de réservation d’hôtels en ligne Jovago, lancée en 2013, qui emploie à ce jour environ 250 personnes. Ou encore la plateforme de vente en ligne JUMIA présent dans de nombreux pays (Maroc, Algérie, Ghana, Nigéria, etc.).

Les métiers du web à la portée des jeunes Africains
Avec lnternet, nous assistons à l’émergence de nouveaux métiers, combinant plusieurs compétences. Certains de ces métiers demande un savoir-faire complexe, d’autres peuvent être exercés à la suite d’une formation courte associée à une grande passion du domaine concerné. Ce qui est le cas pour les deux familles de métiers ci-dessous :

Programmation et développement     Production et gestion de contenu
  • Web designer
  • Intégrateur web
  • Développeur web mobile
  • Développeur web
  • Développeur multimédia
  • Développeur animateur Flash
  • Gestionnaire de base de données
  • Chargé de production vidéo
  • Animateur de communauté
  • Gestionnaire des médias sociaux
  • (Gestionnaire de documents) audiovisuels
  • Webmaster
  • Rédacteur web
  • Infographiste

De plus en plus de structures de formation se spécialisent dans les métiers du web. Nous notons par exemple le BantuHub, présent au Congo (Brazzaville) et en République Démocratique du Congo (Kinshasa) dont le but est de promouvoir les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le BantuHub fournit également des ressources à l’innovation aux développeurs, webmasters et infographistes locaux et qui propose des formations gratuites au codage de différents langages informatique. Nous pouvons également mentionner la Meltwater School of Technology, fondée à Accra au Ghana en 2008, en quelques années seulement. En plus d’être l’un des incubateurs de start-up technologiques les plus inspirants d’Afrique La MEST apprend aux jeunes Ghanéens à coder le plus rapidement possible pour pouvoir créer des applications mobiles.

Les opportunités sont nombreuses et la demande de profils qualifiés en constante hausse dans les entreprises depuis maintenant plusieurs années. Le numérique vous intéresse ? Voici un 10 formations gratuites pour les professionnels du web, publié par le blog du modérateur.

Co-autheur : Cedric Samba